Les clubs libertins souffrent des conséquences du COVID-19

L’année 2020 a été particulièrement difficile, tant d’un point de vue personnel, peur d’attraper le virus, personnes proches touchées et confinement, que d’un point de vue des entreprises avec un manque à gagner évident.

Le monde de la nuit a été particulièrement touché, et les clubs libertins ne sont pas passés entre les mailles du filet.

Petit tour d’horizon d’un coup froid sur ce monde plus habitué au chaud.

La peur du virus

Avant même le confinement, le coronavirus était au cœur de tous les médias, journaux papiers et télévisés et chaînes d’information en continue. Cette médiatisation omniprésente et la crainte d’une pandémie a créé un sentiment de peur chez beaucoup.

Ces personnes ont drastiquement réduit leurs sorties, en privilégiant les courses essentielles.

Les clubs libertins ont été en première ligne face à ce besoin de se protéger en prenant des distances avec la foule.

Le cas loin d’être isolé d’un de ces lieux pour adulte consentant en Rhône Alpe nous fait part de cette désertion deux semaines avant le confinement avec 50% de public en moins et 80% la semaine suivante. De quoi rester les portes closes même avant les mesures du gouvernement.

Le confinement

Le 16 mars le couperet tombe, les clubs sont fermés pour cause de sécurité sanitaire.

La durée du confinement n’est pas la même pour tous. Mais n’est de toute manière bon pour personne.

Les fermetures de ces lieux réservés aux rencontres pour adultes, entraînent la prolifération de soirées privées dans des appartements où les mesures barrières sont inexistantes.

Les quelques clubs qui ont eu la chance de pouvoir rouvrir au 22 juin sont fermé les uns après les autres comme au Cap d’Agde, dans l’Hérault, où le 24 août 18 mettent fin à leur activité pour suspicions de « cluster ». Le 16 octobre dans le Pas-de-Calais, même peine pour défaut de distanciation et non port du masque.

Un déconfinement en demi-teinte

Certain on eu la chance de passer dans la bonne case des dénominations administratives. Entre les lieux de danse qui doivent rester fermés et les bar / restaurant ou salle de sport qui ont l’opportunité de rouvrir, tous les clubs ne sont pas logés à la même enseigne.

Nous en voulons pour preuve le cas d’un club près de Besançon qui a pu accueillir ses habitués dès le 22 juin car considéré de type x, les choses sont bien faites, car il possède sauna et hammam et est donc vu comme les salles de sport et les piscines publiques.

Pour les autres, la sanction est lourde. Alors certain n’hésite pas braver les interdits comme L’hippocampe à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne , épinglé le 28 novembre, qui a joué la carte de la bonne fois en disant avoir cru être un commerce essentiel. La nuit de la Saint Sylvestre a aussi donné lieu à des arrestations comme à Marseille où 12 personnes ont été verbalisées dans un club ouvert pour l’occasion.

Enfin, d’autre ont fait preuve d’imagination, comme les Bains gourmands à La Roche-sur-Yon en Vendée, qui a décidé de participer aux portes ouvertes du patrimoine en septembre 2020.

Pour tous l’année 2020 aura été très difficile.